Ce guide qui s’adresse aux médecins, comporte six chapitres :

  • connaissances générales sur l’AP et la santé ;
  • évaluation du niveau de risque cardio-vasculaire ;
  • repérage en population générale des patients à risque pour la pratique d’AP ;
  • évaluation médicale minimale avant conseils ou prescription d’AP ;
  • recommandations pour une consultation médicale d’AP et pour la réalisation d’examens
  • complémentaires (dont l’épreuve d’effort) ;
  • consultation médicale d’AP.

En complément de ce guide, la HAS a édité des référentiels d’aide à la prescription d’AP et sportive pour différentes maladies chroniques et états de santé, dont l’avancée en âge, ainsi qu’une note méthodologique et de synthèse bibliographique.
Il apporte au médecin des connaissances de base sur l’AP et ses effets sur la santé en prévention primaire, secondaire ou tertiaire d’une maladie chronique et d’un état de santé pour lequel l’AP a montré des effets bénéfiques.

Il classe les patients selon leurs risques potentiels à la pratique d’une AP, en premier lieu leur risque d’événements cardio-vasculaires graves à l’AP (infarctus du myocarde et mort subite).

Il précise la nécessité et l’étendue de l’évaluation médicale, en fonction du profil de risque du patient et de l’intensité de l’AP envisagée.

Il fournit au médecin « les outils » nécessaires à la promotion de l’AP et sportive dans un but de santé, à la réalisation d’une consultation d’AP dédiée et à la prescription d’AP adaptées à l’état du patient.

L’ensemble de la démarche est de permettre au médecin d’accompagner son patient vers un mode de vie physiquement actif et moins sédentaire, en sécurité, et dans la mesure du possible en toute autonomie, tout au long de sa vie, en s’appuyant sur le lien de confiance qui existe entre le patient et son médecin.

A noter que le guide ne traite pas de la rééducation/réadaptation/réhabilitation prescrite le plus souvent à la suite d’une pathologie aiguë ou de la décompensation d’une pathologie chronique (par exemple, après un épisode cardiaque aigu), conformément aux recommandations de bonnes pratiques. Elles relèvent d’une prescription habituelle par un médecin généraliste ou spécialisé, à destination d’un professionnel de santé paramédical.
À noter toutefois qu’un programme d’AP adaptée à l’état de santé peut être prescrit par le médecin traitant en relais d’un programme de rééducation, ou que l’état de santé et/ou la condition physique du patient peuvent justifier d’un programme de rééducation au préalable d’une prescription d’AP adaptée à l’état de santé.
Les modalités de relais entre un programme de rééducation et un programme d’AP adaptée à l’état de santé varient en fonction de la pathologie, en particulier de son type et de sa sévérité. Ces modalités de relais sont précisées, si nécessaire, dans les référentiels d’aide à la prescription d’AP et sportive par pathologie.